Eric Galia, le pasteur-rockeur qui croit en un Dieu « qui bénit ceux qui s’aiment »

Eric Galia, le pasteur-rockeur qui croit en un Dieu « qui bénit ceux qui s’aiment »


Eric est un gars du sud. Il parle avec l’accent qui chante, aime à faire des jeux de mots impromptus et ne semble jamais prendre les choses du mauvais côté.

« Always see the bright side of life », c’est son credo, lui qui aime aller avec des jeunes à Nasville (USA) ! D’ailleurs, il compose des chants empreints de foi, d’espérance et surtout, d’un grand professionnalisme ! Le ministère d’unité est au cœur de sa vie puisqu’actuellement, la communauté (EPUdF) dont il est le pasteur partage le temple avec une communauté évangélique (UNEPREF). A ceux qui croient que le vivre-ensemble est impossible, il réplique : « je ne savais pas c’était impossible, alors je l’ai fait ! »

 

Joan Charras Sancho : Éric, tu es un pasteur de l’EPUdF. Peux-tu nous parler de ton itinéraire spirituel ?

Eric Galia : Je suis arrivé dans l’Eglise par le biais de la musique et surtout en découvrant une paroisse à Marseille, ouverte, qui accueillait des SDF (en1989) et qui m’a ouvert les portes, à moi qui me disais non-croyant fervent ! J’y ai découvert la bible, ma foi et c’est de là que j’ai repris des études pour devenir pasteur. Ce que je suis depuis 1998.

 

Joan Charras Sancho : En plus d’être pasteur, tu es aussi un musicien-compositeur. Comment concilies-tu ces deux aspects dans ta vie?

Eric Galia : La musique pour moi fait partie de mon être, je rêve en musique, je pense musique etc… Je fais en sorte que la musique intègre mon ministère. Composition, concert, accompagnement au culte, au rassemblement de jeunes comme au Grand KIFF etc. Elle nourrit ma théologie, puisque je ne fais pas de distinction entre telle ou telle musique, et il en va de même dans mon travail de pasteur ; j’accueille tout ceux qui se présentent, d’où qu’ils viennent, quelque soit leur situation.

 

Joan Charras Sancho : La paroisse Saint Guillaume t’a invité pour animer un brunch de louange et pour donner la prédication le jour de la Pride à Strasbourg. Pourquoi as-tu accepté ?

Eric Galia : Et bien, j’ai accepté, simplement, par plaisir et avec l’envie de rencontrer différentes communautés qui se présentent comme inclusives. De plus, en tant que pasteur de l’EPUdF ayant voté pour la bénédiction des couples de même sexe, il est important pour moi d’accueillir et d’être accueilli par des personnes vivant cette situation, situation qui continue à poser tant de questions aux croyant.e.s de tout bord. Ce fut pour moi une belle rencontre, et elle m’encourage dans mon combat pour les droits et l’accueil pour tous (et toutes !) dans l’Eglise.

 

Joan Charras Sancho : Quelques jours après la tuerie d’Orlando, quel message voudrais-tu adresser aux personnes Lgbti? Et que dirais-tu à celles et ceux qui refusent de s’engager contre les LGBTIphobies ?

Eric Galia : Tout d’abord, je ressens une grande tristesse… Mais j’aimerais partager un message de dignité et de courage. J’ai une conviction : Dieu est sur notre route et souffre, et se bat à nos cotés. J’ai envie, aujourd’hui, de prier pour ceux et celles qui refusent cet accueil, afin qu’ils ouvrent leur coeur pour laisser s’échapper les fausses peurs et y laisser toute la place pour l’amour de Dieu.

 

Pour découvrir la musique d’Eric, un clip est incontournable : https://www.youtube.com/watch?v=fIX8oK7z2MQ

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